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La plateforme du verre

Le recyclage du verre, un processus infini

Avec plus de 3 millions de tonnes d’emballages en verre, la France est le plus 
important pays producteur européen. Le verre représente, à lui seul, 10 à 12 % 
de la masse des déchets ménagers. Le recyclage du verre a été initié par les 
industriels dans les années 70. Le verre a la particularité de pouvoir être recyclé 
infiniment : avec un kilogramme de verre récupéré, on produit la même quantité 
de verre recyclé. Aujourd’hui, plus de 60 % du verre utilisé par les particuliers 
est recyclé.

La filière de recyclage du verre du SIEVD

Le verre collecté par le SIEVD est transporté au centre de traitement de Rozet 
Saint-Albin, dans l’Aisne. Il y est trié, lavé et débarrassé de tout ce qui n’est pas 
verre : bouchon, étiquette, colle, porcelaine, cailloux… Le verre ainsi “épuré” 
est broyé pour obtenir le calcin, qui entre pour 90 % dans la composition du 
verre.
Ce calcin est transporté à l’usine de verrerie de Vauxrot, filiale de Saint-Gobain 
Emballage, située à quelques kilomètres seulement, à Crouy. Additionné de 
sable, de soude et de chaux, il est directement injecté dans les fours et fondu à 
1 550 °C, avant d’être coulé dans des moules.

La boucle du verre 

 
 

Des économies substantielles

Le recyclage du verre permet des économies importantes de matières premières et d’énergie. Lorsque l’on récupère 1,5 millions de tonnes de verre, 
c’est 1,3 millions de tonnes de sable, la matière première, qui n’est pas extraite 
des carrières ! Et pour une tonne de verre récupérée broyée (le calcin), on économise 100 kg de fuel par rapport au transport et à la fusion de la même quantité de matière minérale vierge (la silice). En comparaison, la réutilisation des 
bouteilles, ou consignes, est plus onéreuse, du fait du lavage, indispensable 
sur le plan sanitaire, et du traitement des eaux de lavage. De plus, les bouteilles doivent être plus résistantes aux différentes manipulations donc plus 
épaisses, ce qui entraîne un surcoût de transport et de matière première.
 

Zoom

Les différents verres

Il existe plusieurs types de verre avec des caractéristiques variées : le verre plat (miroirs, vitres), le verre feuilleté (vitrines blindées), les écrans, les lampes et les tubes fluorescents. Chacun possède des propriétés spécifiques qui nécessitent des conditions de recyclage dédiées. De plus, on ne peut utiliser que du verre d’emballage pour fabriquer de nouvelles bouteilles. C’est la raison pour laquelle seuls les bouteilles, pots en verre et autres bocaux sont collectés par les communes. Le verre recyclé, étant issu de verres de différentes couleurs (vert, marron, incolore, etc.), est forcément coloré. Seul un tri manuel par couleur permettra à l’avenir d’obtenir du verre recyclé incolore. C’est la raison pour laquelle, aujourd’hui, une bouteille transparente ne contient encore aucun verre recyclé. A contrario, une bouteille de champagne peut être composée entièrement de verre recyclé, tout en conservant les mêmes qualités physiques qu’un verre de première fusion.

Le saviez vous?

Attention aux verres trompe-l’oeil !

La vaisselle et les plats en verre sont en fait… en céramique transparente. On les appelle des infusibles car leur température de fusion est plus élevée que celle du verre. Quant aux verres à boire, en cristal ou non, ils contiennent du plomb qui se dépose au fond des fours et détériorent les briques réfractaires. Tous ces “verres” ne doivent donc pas être déposés dans les conteneurs à verre.